Nouvel an, mêmes réalités pour des milliers de déplacé·es internes en Haïti

Alors que l’année change et que les vœux de renouveau se multiplient, des milliers de familles déplacées internes continuent de vivre dans des camps de fortune, dans des conditions difficiles et alarmantes. Pour ces personnes, le passage à une nouvelle année ne rime ni avec amélioration, ni avec stabilité, mais avec la continuité d’une précarité déjà bien installée.

Installées parfois depuis des mois, ces familles dénoncent une fois de plus le manque d’abris adéquats, l’accès limité à l’eau potable, aux soins de santé et à des conditions de sécurité minimales. Leur revendication reste inchangée : pouvoir regagner leur domicile et retrouver une vie digne.

Des faits qui persistent malgré le changement d’année

Ce qui devait être temporaire s’inscrit dans la durée. Les camps improvisés deviennent des lieux de survie prolongée, révélant l’écart entre les discours de renouveau et la réalité vécue par les personnes déplacées. Femmes, enfants et personnes âgées y demeurent particulièrement exposé·es.

Comprendre les enjeux derrière la répétition

Le changement de calendrier ne suffit pas à résoudre une crise structurelle. La situation des déplacé·es internes pose des questions essentielles de sécurité, de responsabilité publique et de gouvernance. Tant que les conditions d’un retour sûr et volontaire ne sont pas réunies, ces familles restent enfermées dans une attente sans horizon clair.

Le danger est que cette réalité finisse par se banaliser. Pourtant, derrière chaque année qui passe sans solution, ce sont des droits fondamentaux qui continuent d’être fragilisés.

Changer d’année ne devrait pas signifier accepter que les mêmes injustices se répètent. La dignité, la sécurité et le droit de vivre chez soi ne peuvent être reportés à une année suivante.

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